Camille Auburtin et David Chiesa
Je me colle, je me cache, je disparais


Camille Auburtin a collecté différents registres d'images pour écrire le récit filmique de sa relation à sa grand-mère, Micheline Auburtin danseuse classique professionnelle puis professeure, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Ainsi nait le documentaire LES ROBES PAPILLONS... Dans ce film, la réalisatrice plonge dans ses souvenirs et tente de stimuler sa mémoire. LES ROBES PAPILLONS tisse le portrait de cette relation intime et profonde qui s'est construite dès l'origine sous le prisme de la danse. 

De ce collectage pour le projet du film, il reste de nombreuses images inutilisées. Non parce qu'elles sont dénuées d'intérêt, mais parce qu'elles ne contribuent pas aux enjeux narratifs du documentaire. 
Nous nous emparons d'une partie de celles-ci à travers un dispositif qui lie images et musique manipulées en direct. Des images super 8, issues des films de famille, qui ont été réalisées de la fin des années soixante au début des années quatre-vingt-dix. Il y a la réalité brute de ces images et ce qu'on va donner à voir au-delà. Nous nous éloignons du récit des Robes Papillons pour en donner une nouvelle lecture, mettant en lumière d'autres éléments sensitifs (rythmes, mouvements, énergies) issus des langages chorégraphique, sonore, mais aussi relationnel. L'un n'illustre pas l'autre. Il s'agit d'explorer et de ressentir l'expérience du mouvement et du son, la présence des corps, plus que leurs apparences... Mais aussi de relire à l'infini ces souvenirs et tout ce qui nous échappe. De la juxtaposition de ces pratiques, nait notre relation au monde, à celles et ceux qui nous entourent et font de nos vies, les parcours qui sont les nôtres.

+ d'infos sur LES ROBES PAPILLONS ici

Vidéo/son
Création
40 minutes


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